«  Sa femme était toujours la première à se lever. Dès que le réveil sonna, elle repoussa les couvertures, posa les pieds sur le sol et enfila sa robe de chambre. Son autodiscipline le remplissait de mauvaise conscience et d’admiration. « Ne traîne pas trop au lit, dit-elle. J’en ai ras-le-bol de voir refroidir ton petit déjeuner. »Il ne répondit pas, feignant de dormir. A peine fut-elle sortie de la chambre qu’il se glissa dans le creux qu’elle avait laissé tout chaud, et il s’étira voluptueusement… »

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David Lodge, l’auteur entre autres de Changement de décor, a peu publié de nouvelles. Des six qui composent le recueil éponyme dont celle-ci est extraite (rivage poche, 197), c’est la plus ancienne. David Lodge explique dans une intéressante préface son origine après des considérations sur la manière dont ont lit une nouvelle, en général d’une traite pour vite arriver à la fin, alors qu’un roman se prend et se pose et qu’on peut regretter de le terminer. Dans l’univers plutôt comique de l’auteur, le ton est ici différent.