«  Firmin Vouge partit à la guerre le 28 août 1914. C’était un jour de grand soleil et de forte chaleur. L’air sentait la terre craquelée, la feuille déjà sèche, le foin couché depuis longtemps dans les greniers. Il était l’un des derniers à quitter le village, les autres mobilisables ayant rejoint le front dès le début du conflit…. »

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Philippe Claudel, écrivain lorrain né en 1962, membre de l’académie Goncourt est maître de conférence en littérature, cinéaste (Il y a longtemps que je t’aime) ; il a également été professeur en prison et auprès d’adolescents handicapés physiques. Auteur d’une quarantaine de livres publiés, des romans (les âmes grises a eu le prix Renaudot en 2003 et le rapport de Brodeck le prix Goncourt des lycéens en 2008) et des recueils de nouvelles. L’univers carcéral et les drames liés à la question migratoire sont deux thématiques sur lesquelles il travaille particulièrement depuis quelques années. On trouvera dans cette nouvelle un style fluide et la patte d’un auteur qui sait raconter une histoire. Elle est extraite du recueil Trois petites histoires de jouets (le Livre de poche – ed. Virgile 2004).